Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
Date de Sortie : 7 Avril 2008
Label : Because
01 - Désobéissance Civile
02 - Réveillez-vous
03 - Ordre mondial
04 - La rue nous appartient
05 - Alterlude: Le changement viendra d'en bas
06 - Les chemins du retour
07 - Terre Mère n'est pas à vendre
08 - Alterlude: Pachamama
09 - Cinquième soleil
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
Un long texte, une ambiance sombre mais rentre-dedans. La tension doit être palpable, c'est l'intro !
02 - Réveillez-vous
Bref récapitulatif de la situation actuelle, afin de rappeler combien il est important d'ouvrir les yeux. Un morceau patate pour dire : "Ça pue l'urgence !" Dans la lignée de "La Rage"...
03 - Héritage
Une "Alter-Lude" et non une interlude. Un peu comme "Entre les lignes", mais version "Désobéissance". Une succession de voix, un long texte là aussi où je fais référence à Marcos, Thomas Sankara, Mandela, Ghandi et tant d'autres. Action Directe également, car si ce sont des manières de faire différentes et bien que je ne cautionne pas l'assassinat, il y a un même cœur...
04 - On ne tue pas un esprit
Morceau introduit par "Héritage", ce clin d'œil à tous les anciens qui ont lutté. Et un rappel : le flambeau n'est pas éteint. Ces hommes libres ont beau être boycottés par l'Histoire, ils nous ont montré la voie et continuent à nous inspirer. Comme je le dis dans "Victoria" : "Ils peuvent tuer des hommes mais ils ne tueront pas la mémoire."
05 - Ordre mondial
Un titre qui se veut, entre guillemets, pédagogique, avec des extraits d"'Appel aux sans voix". Là, je personnifie le système - cette sorte de dictature cachée - pour mieux le remettre en cause.
06 - La rue nous appartient
J'y aborde toutes les formes d'exclusion, que ce soit celle des sans-papiers, des squats ou celle observée dans les centres-villes, du fait de la spéculation immobilière. Malgré tout ça, ne nous laissons pas faire ! Réapproprions-nous la rue !
07 - Les chemins du retour
Un retour à l'humain, c'est là que l'album bascule vers une vibe plus spirituelle. La première désobéissance est cette fameuse révolution intérieure.
08 - Dieu créa l'homme
C'est un ovni avec un instru "afrobeat-ragga-gospel". Et contrairement à ce que le titre peut laisser supposer, ce n'est pas un morceau solennel. C'est plus écrit comme une comptine, avec une phrase qui revient régulièrement : "L'homme divisa la Terre pour jouer à la guerre".
09 - Terre mère n'est pas à vendre
C'est sans ambiguïté, non ? Nous sommes ses enfants et certains sont en train de la tuer. Il y a également un parallèle entre notre situation et la sienne. Un morceau assez chargé musicalement - des perçus, de la guitare, de la flûte des Andes, etc.-, mais sans thème instrumental dominant.
10 - Patcha Marna
Une autre "Alter-Lude", assez courte celle-là, une prière à Terre mère. L'expression est très ancienne, c'est une notion sud-américaine qui rappelle que la Terre n'est pas juste une planète, mais aussi un être vivant. Je l'ai posé comme ça un soir, le guitariste a fait trois accords et c'était parti ! Un morceau qui doit assez au hasard, au contexte du moment...
11 - Cinquième soleil
Une photo de notre époque et l'idée que même si tout s'empire, le changement est possible. Le meilleur peut advenir. Un morceau qui me tient beaucoup à cœur. Il y a "Prière" aussi qui me fait le même effet. Dans les deux cas, il n'y a pas de brouillard... De rage, en fait. J'ai essayé, ici, de purifier mon écriture dans le vrai sens du terme.
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
PAS DE GRANDES THEORIES
Le EP "Désobéissance" va sortir bientôt, à quel moment l'as-tu écrit ?
K.A. : En grande partie pendant les forums. Un peu cet été aussi...
Ce contexte a-t-il influencé le disque ?
K.A. : Oui et non, difficile à dire. Comme nous avons tout enregistré, certains propos entendus dans les forums, ceux qui m'ont particulièrement plu, ont été montés. On peut les entendre dans le disque. Tous ces débats ont aussi alimenté ma réflexion sur de nombreux sujets : l'aspect anti-institutionnel, la volonté de ne pas se faire récupérer, l'horizontalité, etc. Autant de concepts qui ne se retrouvent pas forcément dans "Désobéissance". D'ailleurs, ce disque n'est pas que politique, il est aussi spirituel. Et ça, il y a beaucoup de militants qui s'en foutent ! Cela reste ma vision personnelle. C'est quelque chose d'assez simple, cela n'a rien d'élitiste. Dans le cas contraire, prise dans un projet beaucoup plus poussé, je me serais sûrement davantage servie de tout ce que l'on a engrangé au cours de ces rencontres. Dans "Désobéissance", il n'y a pas de grandes théories. C'est accessible, humain...
Autrement dit ?
K.A. : Je veux faire quelque chose qui touche au cœur. Quelque chose que même mon frère qui n'est pas allé à l'école longtemps - ce qui est mon cas aussi - peut comprendre. Cela reste de la musique, cela passe par l'émotion. Et pour ça, pas besoin de grands mots. Sinon mieux vaut écrire un bouquin.
Le but est, dès lors, de stopper ce que tu nommes la "spirale de l'inertie"...
K.A. : J'espère juste réveiller les gens, qu'ils prennent conscience de la réalité et que d'eux-mêmes jaillissent des idées. Nous faisons tous partie de la solution. Je n'ai pas la science infuse. Regarde les forums, ce principe d'assemblée populaire où chacun prend part à la discussion et se responsabilise. Dynamisons ça ! Il ne faut pas attendre que quelqu'un dise ce que l'on doit faire. Et bien, ma musique, c'est aussi ça.
Il est là ton combat...
K.A. : Qu'est-ce que la révolution ? Si tu prends son étymologie, cela signifie rotation. C'est donc le mouvement qui combat l'inertie. Notre premier ennemi est l'immobilisme, il faut avancer. L'antithèse de la vie n'est pas la mort, mais l'inertie. Et aujourd'hui, nous vivons tous dedans, tels des morts-vivants. La vie est mouvement, la révolution aussi. Elle nous conduit sans cesse à nous remettre en question, à tendre vers plus de justesse, d'équilibre et d'harmonie... C'est une recherche constante.
Dans quelle mesure sommes-nous des morts-vivants aujourd'hui ?
K.A. : Mais, on ne vit pas, on ne fait que survivre. Nous subissons quelque chose que nous n'avons pas choisi, dans un environnement où nous ne nous épanouissons pas. Nous sommes tous malades, tous névrosés et l'on meurt de l'intérieur. On se replie sur nous-mêmes, nous n'apprécions plus les choses simples, on déteste nos prochains... Enfin, tu vois, tout ça est lié. On est tous enfermés dans nos existences de merde. Regarde aussi dans quel état est la Terre mère, c'est assez révélateur, non ?
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
LA REVOLUTION TOTALE
Raison pour laquelle il y a deux étapes dans cet EP, une première plus politique et concrète, et l'autre davantage spirituelle...
K.A. : Il y a la lutte collective et celle intérieure. Tant que nous serons à l'image du système, tant que l'on ne se sera pas déformâtes, nous ne pourrons rien créer de nouveau. Le travail sur soi est aussi important que le combat en lui-même. Dans le passé, ce qui a bousillé les luttes, ce sont les divisions internes. Alors, tant que l'on ne sera pas un, que le bonheur de notre prochain ne sera pas aussi important que le nôtre, nous reproduirons les mêmes erreurs. Le système est tellement fort qu'il est incrusté dans notre esprit. Moi, j'ai une vision très sud-américaine de la situation, ce qu'ils appellent la révolution totale. D'abord l'humain ! Tout ce qui est social et politique en découlera.
Ce que tu exprimais déjà dans des morceaux comme "Cueille ta vie" ou "Ils ont peur de la liberté"...
K.A. : Oui, dans "Cloué au sol" également, où je dis : "Changer le monde commence par se changer soi-même".
N'est-ce pas difficile de rendre lisible cette notion de révolution intérieure en chanson ?
K.A. : Et bien justement, beaucoup l'ont compris, c'est ça qui est ouf ! C'est plus difficile de la faire admettre par les militants, qui ont parfois un ego un peu surdimensionné. L'individualisme est le reflet du système. Le combattre est déjà un acte politique.
Pourquoi n'es-tu pas passée par le biais de la narration dans ce nouveau projet ?
K.A. : Parce j'écris à l'instinct, je n'ai jamais de thèmes préétablis. Je ne suis pas scolaire, c'est le moins que l'on puisse dire. Et dès qu'il faut construire sur le long terme, que cela devient trop cérébral, je suis bloquée (rires) ! Organiser ma pensée, faire un plan, cherche pas, j'sais pas faire !
Mais avec "Désobéissance", la thématique est bel et bien unique...
K.A. : J'ai continuellement plein de textes écrits sur mon cahier, je n'ai fait que piocher dedans. Ce n'est qu'une fois que j'ai de la matière que j'essaye de construire un truc. J'en profite aussi pour faire le tri, histoire de ne pas me répéter...
N'est-ce pas l'écueil principal pour ce genre de disque ?
K.A. : Peut-être... Mais vu comme ça, je me répète alors depuis "L'Esquisse" (son premier street-album, Ndr). Un peu comme tous les artistes en fait. On est ce qu'on est. Il y a toujours une forme de redite. À moi de trouver d'autres formes, différents angles... J'ai quand même une logique d'ensemble. Les thèmes sont proches, mais pas semblables. Sur "Désobéissance", des titres comme "Ordre mondial" ou "Terre mère n'est pas à vendre" se distinguent bien, même si le message de fond est identique. Pareil pour "Réveillez-vous" ou "On ne tue pas un esprit", idem pour "Cinquième soleil" et "La rue nous appartient", etc.
Peu de textes intimistes au final...
K.A. : Logique, je voulais parler de vraie désobéissance, pas celle qui fait référence à mes 13 ans au foyer. Tu vois où je veux en venir ! Cela n'a rien à voir avec un album comme "Entre ciment et belle étoile
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
L’ECRITURE, QUESTION D’EMOTION
Comment t'est venue l'envie de faire un album concept ?
K.A. : Ça fait déjà pas mal de temps que j'y pense. Laisse-moi réfléchir... Tiens, rien que l'intro de "Désobéissance" (cf. sampler, Ndr), je l'ai écrite il y a au moins un an et demi. En fait, la première idée qui m'est venue à l'esprit était celle d'"Entre les lignes", comme les trois interludes de l'album. Des longs textes un peu spirit, poétiques, avec un refrain à la fin... J'envisageais d'en enregistrer sept ou huit pour les sortir en EP. Au final, je suis partie sur "Désobéissance". Pour le reste, ce n'est que partie remise. On verra...
Tu dis ne pas pouvoir écrire sans instrus. Comment s'est déroulé le choix des sons sur "Désobéissance" ?
K.A. : Comme d'hab', ma porte est ouverte à tout le monde. Peu importe le producteur ou le style de sons, en fait. Je fais mon choix au feeling puis je l'arrange à ma sauce. Je fais rajouter des éléments, une mélodie, de la guitare, de la basse... Ce qui, au final, doit inconsciemment donner un truc à peu près cohérent. Même méthode pour "Désobéissance", excepté un morceau ovni, "Dieu créa l'homme". Un truc chelou, influence gospel, une de mes prods en réalité...
Il y a longtemps que tu fais du son ?
K.A. : Ouais, pas mal même si je n'ai pas trop de temps pour ça. D'ailleurs, je ne sais pas écrire sur mes sons. Car, ce qui m'inspire, me pousse à écrire, c'est l'émotion ressentie dès la première écoute. Chose impossible pour mes instrus, puisque pour les bosser, je les ai écoutés en boucle. Pour poser dessus, il faudrait que je les range dans un tiroir et que je les ressorte deux ans après.
Mais tu n'as pas ressenti le besoin d'une rupture avec ce que tu avais fait précédemment...
K.A. : Non, parce que "Désobéissance" n'est pas mon deuxième album. Et d'un autre côté, ce projet est, tout de même, assez éclectique. Même si le début est plus rap, la fin du disque part davantage à droite, à gauche : le gospel, le titre "Cinquième soleil", l'interlude "Patcha Marna"... Si je pouvais, je mettrais dix fois plus de perçus, de derboukas, à fond ! J'adore les instruments roots...
Pourquoi ne pas intégrer alors plus ces sonorités ?
K.A. : Parce que les beatmakers sont relous ! Ils font toujours les mêmes sons. Une grosse caisse, une caisse claire, une nappe sombre... Aucun groove la plupart du temps ! En plus, ils ne font plus que du 80 ou 70 BPM, des trucs bien laid-back.
Quel visage aura, dès lors, ton deuxième album ?
K.A. : Ce que j'ai travaillé pour le moment se démarque clairement. Sur le plan des instrus et donc du flow. "Désobéissance" est une transition. Pour l'avenir, j'ai pas mal d'idées et l'envie forte d'emmener mon hip-hop beaucoup plus loin. On verra si j'y parviens, ce sera au public déjuger
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
Keny Arkana appelle à la « Désobéissance » avec ce mini album conceptuel de neuf titres et cogne d’emblée en ouvrant cet opus sur une intro uppercut, au titre direct et pragmatique : « Désobéissance civile ». Une ouverture qui campe le décor d’un monde de profits et déshumanisant « multinationales et croissance ont tracé leur route sur nos libertés. »
Cet album compact et ramassé comme un poing serré donne toute la mesure de l’engagement de celle qui « ne [se] considère pas comme une rappeuse mais comme une contestataire qui fait du rap ».
Des lyrics à la tonalité antisystème, anticapitaliste et révolutionnaire qui enfoncent le clou en scandant la marche à suivre : « Désobéir », pour créer « des poches de résistance qui se constitueront en réseau ». Car selon Keny « L’obéissance est la clé de voûte d’un système qui détruit notre monde. Je crois dur comme fer à la désobéissance collective. Elle est pour moi l’unique sésame d’une révolution humaine salvatrice pour la planète », confiait la chanteuse en fin d’enregistrement de cet album.
Dans ce nouvel opus, à l’instar du précédent, « Entre ciment et belle étoile », Keny Arkana n’a pas de mots assez durs pour décrire un système « prédateur ». L’« Ordre mondial » est, dans la chanson éponyme, personnifié en dictateur froid et calculateur qui « ne défend pas l’être humain mais les capitaux » et qui « contrôle les esprits par le biais des médias ».
Dans « La Rue nous appartient », Keny se fait porte-parole des sans-voix, oppose le maquis à l’apartheid social et culturel et s’insurge : "Depuis que la guerre aux pauvres est déclarée /Expulsés de nos villes, comme expulsés de nos vies /On ira occuper la rue, comme tous les immeubles vides / On ira affronter l’abus qui sévit et va trop loin"
Keny Arkana ne lâche pas l’affaire et rouvre avec cet album les dossiers qui dérangent pour convaincre son auditoire de passer à l’action. Son flow persuasif exhorte ceux qui l’écoutent à passer à l’acte et à « arrêter d’attendre ». « Réveillez-vous » pose une des questions récurrentes que Keny renvoie sans relâche à son public : « Qu’est-ce qu’on attend pour reconstruire à côté du système ? » Idem dans « Les chemins du retour » : « Enfant de l’humanité on porte en nous la solution / On doit redevenir humain ». La rappeuse confirme qu’aux attaques stériles, elle préfère un message fraternel et constructif.
« Cinquième soleil » n’est pas uniquement un panorama d’un monde proche du chaos, passé au crible du regard acéré de cette artiste; c’est aussi un chant d’espoir céleste au timbre bouleversant : « Ensemble nous sommes le monde et le système n’est rien ». Ce mini album est un émouvant hymne à la vie. Keny s’adresse à la « dernière génération à pouvoir tout changer », à laquelle elle a la conscience aiguë d’appartenir. D’où cette volonté obsessionnelle d’aiguiser les consciences pour recréer le lien de fraternité et de solidarité atomisé, selon elle, par un système mondialisé déshumanisant.
Pour Keny Arkana « rien ne peut être aliénant si on fait les choses avec amour ». Et sa voix sait se faire douce et aimante lorsqu’elle évoque et envisage la planète comme une mère nourricière qu’elle appelle « Terre Mère », et qui « n’est pas à vendre». « Pacha Mama », qui est le nom donné par les Amérindiens d’Amérique du Sud à l’âme de la terre, est dans cet album une sorte de chant spirituel en forme de plaidoyer pour le respect de la nature et de la planète… Á 24 ans, cette artiste à la radicalité peu commune se tient pourtant à bonne distance des dogmes et des idéologies, et taille sa route dans une indépendance d’esprit rare.
Avec « Désobéissance », son troisième opus, Keny Arkana poursuit l’élaboration d’une œuvre atypique. Mais la somme de ces albums (*), loin d’être le parfait reflet d’un parcours déjà long, n’en est que la face émergée. Avec La Rage du peuple en 2004, Keny Arkana met les idées qu’elle rappe en mouvement. En 2007 elle a notamment entrepris, en parallèle de ses tournées, des assemblées populaires dans de nombreuses villes de France. Au sein de son collectif « Appel aux sans-voix », elle tente de libérer les initiatives, en restaurant une parole libre et horizontale, afin de trouver des solutions concrètes à l’impasse où mène le système actuel.
Pour Keny Arkana, en effet : « Le savoir n’est rien s’il n’y a pas partage de connaissance et acte de transmission. En Amérique du Sud, on a coutume de dire que la mort c’est l’oubli. Tant qu’il y a de la mémoire, il y a de la vie.
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
Album : Entre Rap Et Vida Loca
Date de sortie : 14 Avril 2008
Label : Baraka Muzik
Titre : Keny Arkana feat. Carpe Diem & Belek "Braquage Vocal
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
Publié le 03/05/2008 à 12:01 par kenyarkanakenzafarah
24 Février : LA ROCHE S/YON - Fuzzyon
21 Février : TOURCOING - Le Grand Mix
03 Mars : TOULON - Oméga Live
09 Mars : SANNOIS - EMB
10 Mars :RIS ORANGIS - LE PLAN à
23 Mars : ST MAL0 - OMNIBUS
30 Mars : COGNAC- West Rock
31 Mars : CHAMBON FEUGEROLLES (42) - Festival STREET LILE
05 Avril : POITIERS - Festival Cité Marie Curie
06 Avril : LYON - Le Transbordeur / FESTIVAL L'ORIGINAL
07 Avril : NANTES - Festival Hip-hop Session/l'Olympic
08 Avril : CONCARNEAU - Centre Des Arts et de La Culture
14 Avril : METZ - La Chapelle
18 Avril : DIJON - La Vapeur
21 Avril : NARBONNE-TANNOS (40) - Salle Des Sports
24 Avril : CRETEIL - Maison Des Arts Et De La Culture
26 Avril : MONTPELLIER - VICTOIRE 2 avec MAP
27 Avril : MONTLUCON - MJC
28 Avril : STRASBOURG - Festival ARTEFACT
04 Mai : TARBES - La GESPE
05 Mai : MONTAUBAN - Le Rio Grande
09 Mai : BRUXELLES - Festival LES NUITS BOTANIQUES
10 Mai : ORLEANS
12 Mai : HOUILLES
15 Mai : PARIS - Elysée Montmartre
19 Mai : BORDEAUX - ROCK SCHOOL BARBEY
25 Mai : PEYROLLES
26 Mai : TULLES - Festival EUROPAVOX
02 Juin : LIBREVILLE - GABON - Festival GABOA Hip-Hop