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kenyarkanakenzafarah
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Date de création :
16.04.2008
Dernière mise à jour :
03.05.2008

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keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Concert:
Voilà la vidéo du passage de Keny Arkana, au Prix Constantin, enregistré le 15 Novembre à l'Olympia...
Keny sort "Nettoyage au karcher" devant la ministre de la culture



--

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Trop de moutons sur terre !

Restons nous même

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Faisons passé le message

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Je suis tout a fait d'accord on se fait trop bouffer par le materiel



_Quand pensez vous?

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Keny arkana fait une petite apparition sur le morceau "Hymne aux ruelles" avec Hollis, Mena, Carpe Diem, Moubaraka....





"Je vien de ces ruelles ou les freres ont la dalle, ou les coups nous apprenent ou nos rêves on la taille de la hain de l'Opéra à La Plaine, le temps s'écoule dans les coups, dedicasse aux vrais couzs, wesh écoute, matte on a du coeur et des couilles, ya des vrais des faux des sages et des fou même.
Au fond de nous la même plaie qui nous aides à rester nous même, au bord du vide on trinque parcequ'on est en vie.
Parle pas d'Arkana ici j'reste la petite Keny d'en ville"

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Keny a la rage.
Tous ceux qui ont écouté ses imprécations rapologiques le savent : cette MC n'est pas là pour distraire les FMs mais réveiller les consciences.

En attendant un album qui s'annonce révolutionnaire au premier sens du terme et qui verra le jour à la rentrée, voici plus qu'un simple single : une vidéo, coréalisée par Keny elle-même, de son titre le plus emblématique. « La rage » n'est pas un morceau solo : il présente au grand jour le collectif marseillais qui entoure cette jeune rappeuse marseillaise, La Rage Du Peuple, via 4 minutes d'adrénaline militante.

« On a fait le clip à Marseille fin 2005 », raconte la rappeuse. « J'avais rédigé un synopsis et le tournage s'est fait au quartier, en centre ville, au cours Julien. La foule, c'est les membres de la Rage Du Peuple, c'est-à-dire 8 ou 9 personnes pour le noyau dur. Avec les électrons libres qui tournent autour, on était une cinquantaine. La Rage Du Peuple c'est un collectif, mais aussi un état d'esprit, un mode de vie. C'est être connecté à la conscience collective ».

Titre d'une brutalité libératrice, « La rage » est pourtant un morceau d'espoir. « On a la rage, pas la haine. Pour moi, la rage est constructive alors que la haine est inerte et destructrice. Transformer le négatif en positif te fait aller au-delà de tes limites. Tu ne peux pas avancer hors des sentiers battus si tu n'as pas la rage, mais il faut aussi de la réflexion ».

Message et coup de gueule à la fois, ce rap guérilla de Keny Arkana débarque sur le net et dans l'underground en images et en son.

Un tube ? Keny réfute l'analyse. « Je n'aime pas le terme, pour moi, toutes mes chansons se donnent la main. Ce morceau n'est pas mieux que ses frères ».
Ça en dit long sur la suite.
Hardcore avec une touche d'espoir, « La rage » n'a pas fini de faire penser les foules.

Olivier Cachin

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
keny arkana sure skye

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
ALTERMONDIALISME - Après son concert de soutien aux squats genevois, la rappeuse marseillaise explique son engagement.
Dimanche aux Pâquis, ils étaient plus d'un millier à danser au son du hip hop de Keny Arkana[1]. Squatters, sympathisants et jeunes des banlieues genevoises se sont rencontrés autour du rap engagé de la Marseillaise. Le public du concert sauvage de soutien à l'Intersquat était bigarré à l'image du parcours de la chanteuse. Issue des «quartiers» et déscolarisée à l'âge de 12 ans, Keny Arkana a rejoint le milieu contestataire militant. Deux mondes qui se croisent encore rarement.
Que ce soit dans l'Appel aux sans voix ou à travers le film Un autre monde est possible qui accompagne son disque Entre ciment et belle étoile, elle porte dans le milieu altermondialiste cette verve incisive typique des banlieusards. Une manière d'exprimer sa détermination sans cacher une certaine fragilité. Malgré son refus de «jouer le jeu» des médias commerciaux, Keny Arkana est un phénomène sur la scène musicale francophone. En exclusivité, elle a accepté de donner un entretien au Courrier.

Pourquoi avoir fait ce concert sauvage à Genève?
Pour moi, la question ne s'est même pas posée. Soutenir des gens qui luttent, c'est ma conception du rap. Les artistes sont les derniers à avoir un peu de liberté. Il faut l'utiliser. Et si je ne pouvais faire que des concerts de soutien gratuits, je le ferais. Mais ce n'est malheureusement pas le cas... Concrètement, on a connu beaucoup de monde à Genève quand la caravane de l'Appel aux sans voix a fait halte au squat de la Tour l'an passé. Les squatters genevois, c'est la famille.


Pouvez-vous expliquer justement en quoi consiste l'Appel aux sans voix, où vous militez activement?
Je veux d'abord préciser que je suis simple membre de ce collectif et non pas son porte-parole! On a fait une tournée de quatre mois dans toute la France. Le but est d'aller dans les quartiers, les endroits oubliés, pour tisser des liens de résistance avec des gens qui ne sont pas des militants, qui n'ont pas pour habitude de prendre la parole. Ça a donné des rencontres passionnantes avec des personnes de milieux très différents. Pour résumer, la question qui nous intéresse est: «comment se réapproprier nos vies?». Tout ça en-dehors des institutions et de manière strictement horizontale. La prochaine étape sera de favoriser des initiatives concrètes.

Comment en êtes-vous arrivée à vous engager politiquement?
Je viens des quartiers de Marseille, mais mes parents ont émigré d'Argentine. J'ai rencontré le mouvement altermondialiste à travers ça. J'étais en mal de mes racines et à 15 ans, je suis allée à des conférences sur la crise en Argentine. Comme j'ai quitté l'école à 12 ans et que dans les banlieues on ne parle pas de ce genre de choses, c'était la première fois que j'entendais des mots comme FMI, OMC ou Forum social mondial. Peu à peu, j'ai parlé avec les militants et j'ai commencé à comprendre ce qui se passait.

Vous appelez à un changement politique. Comment le voyez-vous arriver?
Je crois qu'on ne fera pas la révolution par la violence. La violence c'est l'arme du système. Evidemment, on résiste lorsqu'on est attaqué, face aux lacrymos et aux matraques. Mais le système on le nique en construisant sans lui. Sans nous, il s'effondrera. Le changement que j'imagine est une révolution totale, à la fois politique, sociale et humaine. Dans une dimension collective mais indissociable d'un changement personnel. La conscience permet d'aller vers la révolution, vers le changement de nos manières de vivre. Et construire un autre monde passe par nos actes au quotidien. Un sourire, c'est déjà un acte politique.


Votre film entrecroise les réflexions de personnes en prise avec la mondialisation. C'est assez inattendu de le trouver avec un disque de rap...
L'idée était de réveiller les soeurs et les frères des quartiers, dans un esprit un peu pédagogique. Aujourd'hui, les quartiers ont une philosophie trop capitaliste. Ce film n'est pas vraiment un documentaire, mais plutôt des souvenirs de voyages où j'ai donné la parole à des personnes rencontrées sur plusieurs continents.

Le rap est-il contestataire?
Le rap actuel est déconnecté de la réalité. Il s'est mis hors des luttes. Les rappeurs à la mode ne pensent qu'au fric. Ma démarche est à l'opposé. Je veux diffuser l'idée que l'on peut lutter. C'est la critique qui m'a motivée à rapper. J'ai grandi en écoutant Assassins, NTM ou la Rumeur.
Depuis, la mode est passée au «rap game». Ces gars hyper machos qui posent avec leurs chaînes plaquées or. Financièrement, en faisant du rap en France, on gagne plus qu'un smicard mais on ne roule pas sur l'or. Je le dis parce que plein de jeunes fantasment sur les superbes bagnoles louées pour faire les clips vidéo de rap.
Heureusement, il y a une nouvelle vague contestataire qui émerge. Et puis, la culture hip-hop est toujours vivace dans la rue, avec les grapheurs et le breakdance.

Dans votre chanson «Prière», vous parlez de votre foi. De quelle religion vous réclamez-vous?
Je suis croyante, mais je n'adhère à aucune religion instituée. Mon Dieu ne se trouve pas dans leurs dogmes. Il est plutôt une intelligence de vie et d'amour. Ma foi, c'est la vie. Mon concept de Dieu se rapproche d'une sorte d'énergie, d'un quelque chose qui nous relie tous. Et je pense que les camarades athées ont aussi une foi dans ce sens: une croyance dans leurs engagements et leurs idéaux. Mais par contre, je ne crois pas au père Noël.I
Note : [1]Site Internet: http://www.keny-arkana.com
Mis en ligne par libertad, le Mardi 2 Octobre 2007, 23:33 dans la rubrique "Culture".
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keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
Che Guevara:
1958, Batista est renversé,
Ca fait 7 ans que la révolution cubaine a commencé,
La révolution humaine qu'on a pensé s'y développe,
Homme nouveau, sans aliénation, les fesses entre deux glocks,
Animé par mes idéaux, nerfs de la guérilla,
Fidèle à la patrie donc Wanted par la CIA,
J'ai traversé les maquis où tant d'compagnons sont tombés,
Instinct de sacrifices quand seul le sang est le prix de la liberté,
Pas de frontière dans cette lutte à vie,
C'est celle de tous les opprimés de l'impérialisme et de sa tyrannie,
Mon socialisme n'est pas russe, il n'est que transition,
Vers un modèle où les peuples n'auraient plus besoin de dirigeants,
A cette époque l'Afrique est un champ d'tirs,
Continent frère moi j'rêve d'y aller depuis qu'j'ai quitté l'Argentine,
Je m'en vais donc, à la rencontre de l'incorruptible du Congo,
Patrice Lumumba contre les belges et leur complot !

Patrice Lumumba:
Surnommé Patrice, adorateur de ma patrie,
Le Congo belge, représentant les indigènes qui sont partis,
Je lutte contre la corruption des ex-colonisateurs,
Qui veulent nous imposer une politique d'amateurs,
Ils veulent qu'on se bouffe entre nous comme des Massaï,
Piller toutes les richesses provenant du Kasaï,
Triste quand la haine prend forme humaine et s'déchaîne,
Quand un peuple est libre, mais liés par des chaînes !
J'ai l'espoir que mon combat va porter ses fruits,
Car l'impérialisme de l'Occident est un ouragan qui nous détruit,
Mon continent est à la traîne, donc ça me fait de la peine,
Alors j'm'inspire de la Révolution sud-américaine,
De vaillants soldats prêts à mourir pour leurs idées,
On ne peut arrêter un homme forcément décidé,
Assigné dans un trou à rat,
La force me revient en entendant l'écho de la voix de Che Guevara !

Che Guevara:
Arrivé au chapade, des militaires pleins le hall,
Le camarade Lumumba, m'attend devant l'aéroport,
Voiture camouflée, ici l'ambiance est corrosive,
Encore un pays exploité par son ancienne colonie.

Patrice Lumumba
Un regard vers la piste d'atterrissage, un avion vient d'atterrir,
Tout est suspect, une méfiance qu'avec le temps j'ai acquis,
Babylone piétine facilement des combattants désunis,
Patrice et Ernesto réunis, le cauchemar des Etats-Unis,

Che Guevara:
Venu prêté main forte aux terres d'Afrique salutations sincères,
De la part de tous les pays révolutionnaires,

Patrice Lumumba:
Bienvenue camarade, et merci de ton soutien !

Che Guevara:
Non tout l'honneur est pour moi de venir combattre parmi les tiens

Patrice Lumumba:
Ici les rafales de la division sont visibles à l'oeil nu,
Les tribus s'entretuent, nos leaders se sont tus !

Che Guevara:
Tu sais, quelques hommes suffisent à renverser un pays,
S'ils sont unis et dévoués même l'impossible peut prendre vie !
Déjà formé une avant garde au service de la cause,
Conscient des objectifs, en tout combien d'hommes tu disposes ?

Patrice Lumumba:
Une ptite centaine, prête à marcher vers Kinshasa,
C'est la conviction, la détermination qui compte ou vice-versa,
Tu sais que le courage est une arme et si la guérilla était un arbre,
La volonté serait les racines de cet arbre !

Che Guevara:
Aussi vrai, que la liberté est synonyme d'autonomie,
Alors soyons ensemble pour combattre toute forme de colonies !

Refrain:
On lutte pour libérer nos peuples, contre l'impérialisme des puissants,
Capitalistes d'Occident ! Nés pour libérer nos peuples,
Le poing levé avec comme arme de combat,
Un stylo une feuille, et le coeur qui bat,
On lutte pour libérer nos peuples, unis ne sera jamais vaincu,
Un pueblo unido, jamás será vencido !
Porte voix des sans-voix,
Aux congolais, congolaises, combattants de l'Indépendance,

On lutte pour libérer nos peuples, contre l'impérialisme des puissants,
Capitalistes d'Occident ! Nés pour libérer nos peuples,
Le poing levé avec comme arme de combat,
Un stylo une feuille, et le coeur qui bat,
On lutte pour libérer nos peuples,
Camarades soyons réalistes, Exigeons l'impossible !
On lutte pour libérer nos peuples,
Porte voix des sans-voix,
Aux peuples du monde, combattants de l'Indépendance...

keny arkana

Publié le 03/05/2008 à 12:00 par kenyarkanakenzafarah
keny arkana
AUTOUR D'« ENTRE CIMENT ET BELLE ETOILE »

PREMIERS MOTS


1996 : Keny Arkana commence à rapper pour ses camarades de foyer. Du mal à parler des choses qui font mal, alors Keny les rappe, tout simplement. 2006 : Elle met la touche finale à son premier album, le très attendu « Entre Ciment Et Belle Etoile ». Entre-temps ? De nombreux voyages improvisés, pour découvrir le monde par elle-même, plutôt que dans les livres. Des rencontres aussi, avec des personnes qui partageaient la même soif de liberté et le même refus de voir l'économie prendre le pas sur les valeurs humaines. Et puis, toujours, l'écriture et la musique pour exprimer ses utopies, ses convictions, sa colère, et puis ses doutes.

« Je viens de l'incendie, regarde les brûlures de mon âme ; Marquée au fer rouge, comment faire, ma mémoire me condamne : des douleurs intérieures, lancinantes, impérissables me bouffent jour et nuit... Comment soigner l'inguérissable ? »
(« Je Viens de L'Incendie » )

Dans « Entre Ciment Et Belle Etoile », toute rage est constructive, la lutte n'est jamais une fin en soi, et la contestation est inséparable de l'introspection. Dès « Le Missile Suit Sa Lancée », suivi de l'effréné « Je Viens De l'Incendie », le ton est donné. Ecorchée vive, Keny rappe ses plaies avec fougue et conviction. Comme enfermée trop longtemps, elle lâche tout ce qui lui pèse, impose son rythme à la musique et entraîne l'auditeur dans sa course, sans s'attarder sur son propre sort. Elle sait qu'elle n'est pas la seule à avoir connu les « violences du système », et le récit de son propre parcours nourrit une parole qui ne sombre jamais dans l'abstraction.

Ainsi est l'album. Que Keny évoque une prise de conscience collective (« Jeunesse du Monde »), déplore l'absence d'une contrée du globe épargnée par les dérives de notre époque (« Sans Terre d'Asile »), ou appelle à une remise en question individuelle (« Cueille Ta Vie »), son discours ne se charge jamais d'idéologie et demeure résolument humain. Keny multiplie les points de vue, varie les échelles et dresse le portrait d'un monde en mouvement qui n'épargne personne. Elle se met dans la peau d'une adolescente vivant en Argentine (« Victoria », avec Claudio Ernesto Gonzalez), incarne la rue pour dénoncer la glorification dont celle-ci est l'objet (« La Mère des Enfants Perdus »), raille le double discours des hommes politiques (« Nettoyage au Kärcher ») ou met en scène une galerie de personnages qui se croisent un matin face à un arrêt de bus (à nouveau « Cueille Ta Vie »). Et quand son propos se fait virulent, à l'image de « La Rage », premier extrait de l'album, ce n'est pas à la légère, mais bel et bien dicté par l'urgence d'une situation mondiale qui rend impossible tout épanouissement personnel.

Porté par l'aspiration d'un changement global, « Entre Ciment Et Belle Etoile » renferme également les questionnements de son auteur. Car, comme elle le chante dans « Clouée Au Sol », « changer le monde commence par se changer soi-même ». Mais l'harmonie intérieure est souvent difficile à atteindre, alors Keny se livre, avec retenue, mais bien décidée à faire la paix avec ses tourments. Dans le triptyque « Entre Les Lignes » (« Clouée Au Sol », « Une Goutte de Plus », « Prière »), elle expose ses failles, explore ses doutes et nuance ses affirmations, cristallisant ce balancement permanent entre la poursuite d'une aventure collective et celle d'un parcours personnel, la force de ses convictions et sa crainte de l'avenir, alors que sa foi apparaît comme un pilier inébranlable. L'expression de ses tiraillements culmine avec le déchirant « Je Suis La Solitaire », marqué par cette confession : « La vie m'a jetée dans la nuit, puis m'a laissée seule ; je suis la solitaire même avec le cœur rempli de frères et sœurs ». La tristesse perce, comme trop longtemps contenue, et c'est apaisée que Keny délivre une ultime « Prière ».

Tout au long de l'album, la richesse des textes est mise en valeur par les compositions soignées d'une palette étendue de producteurs (Enterprise, Karl Colson, Kilomaître...), à laquelle s'ajoute la contribution de Keny pour le titre final. N'hésitant pas à sortir des barrières du rap, les musiques s'enrichissent d'instruments et se font souvent organiques, comme lors de l'acoustique « Clouée Au Sol », basé sur une composition originale de Vgtah, durant lequel Keny est accompagnée à la guitare par DJ Truk. Et, régulièrement au cours de l'album, les quelques mots qu'elle chantonne pendant un refrain ou en conclusion d'un titre amènent une touche mélodique qui vient désamorcer la tension, ouvrir la porte à l'émotion et laisser croire au meilleur. Keny nous livre ainsi avec « Entre Ciment Et Belle Etoile » un disque à son image : les pieds sur terre, et les yeux vers le ciel.
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